samedi, décembre 01, 2007

Les champignons, médicament naturel, le saviez-vous ?

Ils poussent de soi, derrière la clôture ou le rugo, dans les herbes sur ce tronc d’arbre qui est en train de pourrir, on les piétine, on les arrache, et pourtant…notre santé en a besoin.
Les maladies graves comme le VIH/Sida, les hépatites virales, le diabète, les tumeurs,…atteignent de plus en plus la population ici au Burundi. Celle-ci est assez informée sur le VIH/Sida tandis qu’elle semble ignorante sur les autres affections ci-haut citées.
Ces maladies sont sources de préoccupation dans la mesure où le patient est réduit progressivement à l’incapacité physique du moment que la guérison totale relève du miracle.
Ces maladies appauvrissent les familles et la société car les revenus s’amoindrissent du fait que les soins et les médicaments coûtent des sommes colossales tandis que le patient est voué à l’inactivité précoce.
C’est pour ça que des recherches et des initiatives qui vont dans le sens de revigorer les personnes infectées et dans le sens de la création des sources de revenus pour elles sont à encourager et méritent d’être connues.
C’est le cas de la culture des champignons appelées « pleurotes » considérées par la population comme inutiles ( ivyimeza) et pourtant :
Ces champignons sont dotées de vertus thérapeutiques diverses comme la fortification des patients après une opération, l’inhibition des tumeurs, la diminution de l’excitation du système nerveux, la résistance à la fièvre et au rhume commun sans oublier la guérison de l’hépatite virale et la protection du foie. L’on peut trouver les échantillons de cette culture hors du commun dans les laboratoires de la Faculté des sciences agronomiques à l’Université du Burundi mais aussi…dans nos plantations. Ici, c’est le résultat des recherches.
Quant aux initiatives, nous pouvons citer l’action d’un collectif des associations dénommé CASOBU qui, après avoir eu connaissance des vertus de cette sorte de champignon, a initié sa culture en Commune Butezi de la Province Ruyigi précisément dans un site pilote de Misugi. « C’est en vue d’améliorer l’état nutritionnel des personnes vivant avec le VIH/Sida et de contribuer à l’accroissement de leurs revenus par les ventes de ces champignons que notre asbl s’est intéressé à cette culture », explique l’Ingénieur Agronome Emmanuel NINTUNZE, chef de ce projet.
La culture des champignons n’étant pas encore dans les habitudes alimentaires de la population, des démonstrations culinaires publiques se sont avérées nécessaires pour son initiation.
Si tout le monde donne sa contribution, de l’Etat à la Société civile ainsi que toute personne de bonne volonté, il est certain que des recherches et des initiatives seront mises en œuvre au profit de la santé publique.



Publié dans le visionnaire