mardi, octobre 23, 2007

Les champignons comestibles contribuent à améliorer l'état nutritionnel des malades du SIDA

Au Burundi, la pandémie du SIDA fait des ravages dans toutes les couches de la population Burundaise depuis près de 20 ans. Cela est accompagné souvent d’une discrimination sans égale envers les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Suite aux activités de sensibilisation, les personnes vivant avec le VIH se regroupent ensembles pour faire quelques activités génératrices de revenus. Ils essayent de mettre ensemble le peu de forces qu’ils ont et résistent au désespoir et à la marginalisation.

Dans son projet de réhabilitation des sinistrés et des vulnérables en province RUYIGI, CASOBU cherche à augmenter les ressources des différentes catégories de la population. Ce sont notamment les groupes de femmes, les rapatriés, les groupements de production. Parmi nos bénéficiaires, nous avons trouvé des groupes de PVVS. L’association ABAHUZAJAMBO, qui est notre partenaire sur terrain travaille avec des groupements dans lesquels sont mélangés de PVVS, de personnes malades de drépanocytose et les autres personnes bien portantes. Le présent projet vise à renforcer leurs initiatives et spécialement à rentabiliser un moulin géré par le groupement Tugarukirimiryango qu’ils veulent voir produire à suffisance de la farine et revendre les revenus devant profiter aux PVVS et des orphelins du SIDA. Dans ce projet, les groupements vont acheter le manioc et les céréales dont ils commercialiseront la farine après la mouture.

Dans le but d’améliorer l’état nutritionnel des PVVS et du reste de la population, en même temps augmenter les revenus des PVVS, CASOBU voudrait aussi initier la production et la diffusion des champignons comestibles. En effet, les champignons sont dotés de vertus thérapeutiques divers comme[1] : la fortification des patients après une opération, l’inhibition des tumeurs, la diminution de l’excitation du système nerveux, la résistance à la fièvre et au rhume commun, sans oublier la guérison de l’hépatite virale et la protection du foie. CASOBU trouve que cette culture peut être utile aux PVVS et aussi au reste de la population.
Une partie de la production sera consommée par les PVVS et leurs ménages, une autre partie sera commercialisée au prix du marché. Du fait que la population n’est pas encore habituée à sa consommation, le projet essayera faire des démonstrations culinaires publiques afin d’introduire sa commercialisation. En partie, CASOBU veillera de vendre la production non consommée dans les centres urbains de Ruyigi, Gitega et Bujumbura. Si le projet grandit, il est aussi possible de vendre la production à l’étranger.
[1] FACAGRO, Labo biologie, Culture des champignons comestibles