samedi, décembre 22, 2007

Bienvenus sur le blog d'information de CASOBU

Faisant suite à une demande incessante d'informations sur les activités du CASOBU, nous avons trouvé que ce blog peut nous aider à répondre à ce besoin. Ce blog est une idée des membres de CASOBU qui ont senti la nécessité d'informer les autres sur les différentes activités au sein de l'organisation. En attendant l'ouverture d'un site internet, ce blog va essayer d'informer les membres ou les partenaires qui le souhaitent sur différents sujets. Cette page est donc ouvert aux partenaires de CASOBU qui peuvent la consulter où qu'ils se trouvent ou à ses abonnés. Pour commencer, le rédacteur a choisi de vous faire un petit aperçu de l'organisation des solidaires du Burundi. Nous allons adapter cette présentation en considérant les points de vues de nos lecteurs. Vos commentaires ou articles seront les bienvenus.


Le Cadre Associatif des Solidaires du Burundi – CASOBU est une organisation sans but lucratif de droit burundais dédiée à la lutte contre la pauvreté. Elle a été créée en 1999 par des groupements de producteurs ayant en commun beaucoup de liens. Elle sera agréée en 2002 par l’ordonnance Ministérielle N°530/297. Aujourd’hui elle compte 32 groupements sous son encadrement répartis sur 7 zones du pays: Bujumbura Rural, Bujumbura Mairie, Gitega, Kayanza, Ngozi, Ruyigi et Rutana.

Ayant évolué dans un contexte de crise, les activités de CASOBU ont commencé par cibler les groupes ou groupements réellement vulnérables. C'est par après que les membres de ces groupements se sont engagés à aimer tout le monde en agissant autour d'eux et en partageant avec les autres ce peu ils avaient.
S’attaquer aux défis à l’origine de la pauvreté et promouvoir l’amélioration du bien-être socio-économique des populations, cela ne peut se faire sans un soutien réciproque. Ces groupements des producteurs ont tissé des liens de partenariat meme avec les autres groupements non membres. Avec eux, ils mettent en œuvre des activités et des projets fondés sur les valeurs de partage et de développement durable. Différentes initiatives ont été faites avec l'appui de CASOBU, sur base des idées et projets de ces populations. Des projets agricoles et d'élevages (cultures de manioc, bananes, haricots, apiculture, élevage de vaches et de chèvres, gestion des poulaillers,...) ont été menées et ont augmenté les revenus de leurs membres. Les meilleurs résultats ont été enregistrés dans le secteur rizicole.
Afin d'augmenter la production basée sur leurs propres connaisances, CASOBU a mis en avant la formation des leaders à travers différents ateliers où les groupements envoyaient leurs délégués. "Kamwenubusa,..." (l'isolement affaiblit) avait fait savoir un des participants aux formations tenues à Gikungu en 2001 comme pour souligner l'importance de se mettre ensemble.
Les différentes leçons tirées des activités de ces cinq dernières années ont permis à CASOBU de relever sur base participative les grands domaines constituant des défis en milieu rural burundais. Parmi ceux-ci se trouvent la réhabilitation des infrastructures détruits par la guerre, l'accès aux services de santé, l'amélioration de la production agricole, la lutte contre le SIDA et la prise en charge des malades, la question des orphélins (du SIDA et de guerre),l'éducation à la prévention des conflits, les problèmes liés à la terre et les droits de propriété, ainsi que de nombreux autres besoins qui nécessitent la disponibilité d'un minimum de revenus dans les ménages. Ce dernier défi est crucial et sa résolution est un des moyens de résoudre le problème de pauvreté à travers le financement des activités génératrices de revenus et la facilitation de l'accès des pauvres aux services financiers de qualité.
Pour le moment, CASOBU entend mettre en oeuvre un certain nombre de projets comme: le microcrédit, l'appui à la constitution d'une banque de chèvres à Ruyigi, l'appui aux activités de peche sur le lac Tanganyika (à Magara), et d'autres projets communautaires.
Dans les prochains titres de Irembo, et suivant l'appréciation de nos lecteurs, nous allons vous informer chaque semaine par des articles concernant l'état d'avancement de ces projets ainsi que des réponses à vos questions. La rédaction

samedi, décembre 15, 2007

La jeunesse, victime du VIH/Sida, cible aussi des stratégies de prévention

Le Sida identifié pour la première fois en 1981 a tué plus de 2.9millions de personnes dans le monde. Le Programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida (Onusida) évalue désormais à 39.5 millions le nombre de personnes vivant avec le virus du Sida dans le monde.
Chaque jour, 11000 personnes sont contaminées par le virus soit 4.3 millions de personnes chaque année (2.8 millions se trouvent en Afrique sub-saharienne). Les jeunes (15-24 ans) représentent 40% de nouvelles infections.
Ces nouvelles infections représentent surtout les toxicomanes, les homosexuels masculins, les prostitué(e)s et leurs clients, ce qui rappelle qu’ « il est nécessaire de cibler les stratégies de prévention, de traitement et de prise en charge sur les groupes de la population les plus exposés » souligne le rapport annuel de l’Onusida de l’année 2006.
L'Afrique noire reste de loin la région la plus touchée par le virus, avec 63% des personnes infectées dans le monde et 72% des décès. Au total, 5,9% des adultes (15-49 ans) vivent avec le virus en Afrique.
Des tendances positives en matière de comportements sexuels des jeunes ont été observées au cours de la dernière décennie dans de nombreux pays où les épidémies sont généralisées. « Entre 2000 et 2005, le déclin de la prévalence du VIH parmi les jeunes est évident au Botswana, au Burundi, en Côte d'Ivoire, au Kenya, au Malawi, en République Unie de Tanzanie, au Rwanda et au Zimbabwe » continue le même rapport.

Qu’en est –il de la jeunesse au Burundi ?

Les jeunes femmes continuent d'être plus exposées que les hommes au risque de contracter l'infection à VIH à cause des violences sexuelles qu’elles subissent. La guerre a occasionné une pauvreté sans nom dans les ménages et par conséquent, beaucoup de jeunes filles ne sont plus scolarisées. Elles se retrouvent rapidement dans un état matrimonial précoce qui se fait dans la plupart des cas dans des conditions de viol, de dol ou de spéculation à une situation illusoire d’un bien-être. Cette situation est alors aggravée par un exode rural intensif de jeunes gens qui, après avoir contracté le virus dans la ville retournent contaminer les femmes au village. Les cas de viol sont devenus monnaie courante dans les campagnes, signe de l’échec de réintégration sociale d’un pays en période de post-conflit. Et pourtant, ce sont ces jeunes femmes qui devront s'occuper des personnes infectées par le VIH dans leurs familles.
Au Burundi comme partout en Afrique noire, l'espérance de vie à la naissance n'est actuellement que de 47 ans, soit 30 ans de moins que dans la plupart des pays à revenu élevé.
Si la contamination dans les jeunes est aussi intense, les planifications du développement devraient se pencher sérieusement sur la lutte contre le Sida en privilégiant la prévention. En effet, le niveau des connaissances sur la sexualité sans risque et le VIH reste faible dans notre pays, tout comme la perception du risque personnel. Même aujourd’hui où l'impact de l'épidémie est très élevé dans les familles, une forte proportion de la population ne pense pas être exposée au risque d'infection. C’est vrai, la prévention du VIH marche, mais elle doit être focalisée et maintenue dans la durée.
Des initiatives louables sont observables dans plusieurs associations sans but lucratif comme l’ANSS, APECCOS, SWAA Burundi, CASOBU/ASOGI-LS…qui ont des programmes de prise en charge des orphelins du Sida. Appauvris, mal nourris, non scolarisés,… ces orphelins peinent à reprendre une vie normale. Choqués psychologiquement par la violence de la mort des leurs, la plupart de ces enfants se retrouvent brutalement chefs de ménage et sont confrontés à de nombreux défis qui les dépassent et aux multiples dangers dont le banditisme pour les jeunes gens et la prostitution pour les jeunes filles. C’est pour améliorer leur situation que ces asbl ont mis en œuvre un programme spécifique soutenu par le programme « Paris sida sud » concernant 300 orphelins du sida. Ces enfants bénéficient d’un toit, d’une aide nutritionnelle, de soins de qualité, d’un accès à un traitement antirétroviral. L’intégralité des frais scolaires étant totalement pris en charge, ces enfants ont repris le chemin de l’école.
Il est impératif qu’on continue à accroître les investissements à la fois dans les services de prévention du VIH et les services de traitement pour diminuer le nombre de décès et de maladies inutiles que provoque le SIDA.
Le point sur l'épidémie de SIDA évoque à quel point la faiblesse de la surveillance du VIH, signifie souvent que les personnes les plus exposées au risque ne sont pas atteintes de manière adéquate par les stratégies de prévention et de traitement du VIH car leur situation et leurs réalités particulières sont souvent mal perçues.
Les programmes élargis de prévention du VIH qui sont centrés sur les personnes les plus exposées dont les jeunes au risque d'infection, et qui leur sont adaptés, doivent être privilégiés car « vaut mieux prévenir que guérir »dit-on.
Fiacre MUHIMPUNDU in le Visionaire

samedi, décembre 01, 2007

Les champignons, médicament naturel, le saviez-vous ?

Ils poussent de soi, derrière la clôture ou le rugo, dans les herbes sur ce tronc d’arbre qui est en train de pourrir, on les piétine, on les arrache, et pourtant…notre santé en a besoin.
Les maladies graves comme le VIH/Sida, les hépatites virales, le diabète, les tumeurs,…atteignent de plus en plus la population ici au Burundi. Celle-ci est assez informée sur le VIH/Sida tandis qu’elle semble ignorante sur les autres affections ci-haut citées.
Ces maladies sont sources de préoccupation dans la mesure où le patient est réduit progressivement à l’incapacité physique du moment que la guérison totale relève du miracle.
Ces maladies appauvrissent les familles et la société car les revenus s’amoindrissent du fait que les soins et les médicaments coûtent des sommes colossales tandis que le patient est voué à l’inactivité précoce.
C’est pour ça que des recherches et des initiatives qui vont dans le sens de revigorer les personnes infectées et dans le sens de la création des sources de revenus pour elles sont à encourager et méritent d’être connues.
C’est le cas de la culture des champignons appelées « pleurotes » considérées par la population comme inutiles ( ivyimeza) et pourtant :
Ces champignons sont dotées de vertus thérapeutiques diverses comme la fortification des patients après une opération, l’inhibition des tumeurs, la diminution de l’excitation du système nerveux, la résistance à la fièvre et au rhume commun sans oublier la guérison de l’hépatite virale et la protection du foie. L’on peut trouver les échantillons de cette culture hors du commun dans les laboratoires de la Faculté des sciences agronomiques à l’Université du Burundi mais aussi…dans nos plantations. Ici, c’est le résultat des recherches.
Quant aux initiatives, nous pouvons citer l’action d’un collectif des associations dénommé CASOBU qui, après avoir eu connaissance des vertus de cette sorte de champignon, a initié sa culture en Commune Butezi de la Province Ruyigi précisément dans un site pilote de Misugi. « C’est en vue d’améliorer l’état nutritionnel des personnes vivant avec le VIH/Sida et de contribuer à l’accroissement de leurs revenus par les ventes de ces champignons que notre asbl s’est intéressé à cette culture », explique l’Ingénieur Agronome Emmanuel NINTUNZE, chef de ce projet.
La culture des champignons n’étant pas encore dans les habitudes alimentaires de la population, des démonstrations culinaires publiques se sont avérées nécessaires pour son initiation.
Si tout le monde donne sa contribution, de l’Etat à la Société civile ainsi que toute personne de bonne volonté, il est certain que des recherches et des initiatives seront mises en œuvre au profit de la santé publique.



Publié dans le visionnaire