jeudi, septembre 06, 2007

Un camp de travail pour jeunes à Gishubi

Le camp de travail a commencé dimanche le 26 août 2007 dans l’après-midi. Après une réunion de travail avec l’Administrateur communal et les élèves provenant de toutes les zones de la commune Gishubi pour représenter les autres dans le camp de travail, au total 50 personnes toutes ethnies et tout genre confondus. La mise en place d’un comité de coordination a permis l’établissement des règles de conduite durant le camp de travail.

Après avoir réglé les questions techniques, le terrassement du terrain de football a commencé l’après-midi et a continué jusqu’au vendredi 31/8/2007. Le travail commençait toujours à 9 heures du matin pour se terminer à 16 heures avec une pause de midi à 14 heures. En sommes, 5 heures de travail par jour et pour certains parcourir plus de 12 km à pied était leur conclusion sportive de la journée. Mercredi après-midi, un match a été organisé en entraînement au match de clôture avec les jeunes du camp des déplacés. Cette activité se présentait comme une première car les deux camps sont nettement divisés. Après le petit match, une délégation de l’administrateur communal a remercié CASOBU pour son initiative de choisir justement la commune de Gishubi et a exhorté les élèves à travailler avec fierté.

La fête de clôture du camp de travail a eu lieu samedi le premier septembre 2007. Les cérémonies ont commencé par un match de football où l’équipe formée des élèves qui ont participé au camp (toute ethnie confondue) a livré un match contre une équipe mono ethnique du site de déplacés de Muhuzu. L’équipe qui a remporté est celle mixte (qui a participé au camp de travail) et a eu comme coupe une chèvre qu’ils ont partagée en signe de paix et de réconciliation dans une des salles du Lycée de Gishubi prévue pour la réception.

Dans son mot de circonstance, le Président et Représentant Légal du CASOBU, en la personne de Alexis Nsabimana est revenu sur l’engagement de CASOBU dans la conquête de la paix et la réconciliation à travers le projet de construction du terrain de football dont le camp de travail est le préliminaire. C’est ainsi qu’ il a procédé à la distribution des cahiers aux élèves ayant participé au camp de travail. Beaucoup de discours ont suivi entre autres celui du Représentant des élèves, celui de la Secrétaire Générale du CASOBU ainsi que celui du représentant de l’Administration locale. Le Représentant des élèves s’est exprimé en ces mots : « CASOBU, comme Cadre des Associations des Solidaires, nous a inspiré la solidarité. En effet, nous avions, chaque ethnie à part et dans chaque zone, des associations éparpillées et aujourd’hui nous sommes convaincus que le développement n’est possible qu’en ayant un cadre solidaire où puissent s’exprimer tous les jeunes ». Dans son discours, le représentant de l’équipe qui a perdu a confirmé que seul le sport peut rendre possible la réconciliation entre les jeunes. Tous les deux représentants ont demandé au CASOBU de continuer à les assister.

La fête s’est déroulée et a été clôturée dans une ambiance plutôt familiale et sportive.

Françoise NSHIMIRIMANA