lundi, octobre 17, 2005

Journée Internationale pour l'élimination de la pauvreté

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré" Père Joseph Wresinski.

Plus d'une décennie en célébrant chaque année, le 17 octobre, la journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, l'heure est au bilan et évaluer le pas franchi. Reconnue officiellement par les Nations Unies le 22 décembre 1992, cette journée avait été créée par le Père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement « ATD Quart Monde », en 1987. A cette occasion, plus de 100 000 personnes avaient exprimé la nécessité de s’unir pour faire respecter les droits de l’homme en se rassemblant autour du parvis du Trocadéro à Paris, à l’endroit où fut signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Une dalle affirmant que les plus pauvres sont les créateurs d’une humanité fraternelle, fut gravée, instituant le 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère. « La misère est un fléau contre lequel l’humanité doit lutter sans cesse », a déclaré le Pape Bénoit XVI, dans une allocution après la prière de l’Angélus de ce dimanche 16 octobre. « Nous sommes appelés à une solidarité toujours plus grande, pour que nul ne soit exclu de la société », a-t-il poursuivi. Il a aussi exprimé son voeux de "rejoindre les pauvres luttant avec courage pour vivre dans la dignité, ayant le souci de leur famille et des détresses de leurs frères, ainsi que tous ceux qui se mettent au service des personnes dans le besoin".
CASOBU est un de ceux qui croient que la misère est une maladie qui doit guérir. Dédiée depuis sa création à la lutte contre la pauvreté, le Cadre Associatif des Solidaires du Burundi entend redoubler d'efforts pour joindre aux autres sa contribution. Il lance un appel pressant à tous ceux et celles qui ont une petite part de responsabilité dans ce monde, pour qu'ils pensent en premier lieu aux pauvres. Tout le monde voudrait être heureux et vivre en paix. Mais "la véritable voie du bonheur est de se donner aux autres". On ne peut trouver le bonheur et la paix qu'en aimant les autres ; les aimer concrètement nous apporte la joie et le bonheur. La richesse n'a d'autres fins que d'aider ceux qui sont dans le besoin, les pauvres, par la création des emplois afin de donner du travail aux autres. Le monde doit éviter de gaspiller ses richesses en investissant dans l'orgueil. Nos biens, les honneurs, la liberté et la santé doivent servir à ceux qui sont moins fortunés que les autres. Les solidaires du Burundi exhortent les hommes et les femmes de ce monde à partager ce qu'ils ont, y compris leur propre vie.
Faire le bilan de ce qui a été fait en ce sens est nécessaire, mais il faut aussi plus d'engagement pour la paix. Le Rapport sur le Développement dans le Monde (2005) publié par le PNUD relate le terrible impact des conflits violents dans les pays pauvres. Le rapport fait état du fait que la pauvreté aussi ouvre les portes à plus de violences. Les auteurs du rapport sont unanimes que pour achever les objectifs du millénaire, la communauté internationale doit briser ce cercle vicieux et donner une réponse aux défis de la reconstruction long-terme. Cela est d'autant plus vrai que pour vaincre la misère, la paix est un impératif. Le Burundi est l'un de ces pays pauvres dont des milliers des populations ont été ruinées par des conflits. Aujourd'hui, la communauté internationale, mais avant tout ses fils et filles, doivent doubler de courage pour que les plus pauvres soient les premiers à percevoir les dividendes de la paix . A.N.bg.
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Irembo est un bulletin d'information interne aux membres de CASOBU, une organisation qui rassemble les associations des solidaires du Burundi. Pour savoir plus sur CASOBU, cliquez ici
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